Le marché immobilier est-il en phase de pérennité enchantée ?

Alors que le marché immobilier français avait traversé des turbulences majeures, un regain d'activité semble aujourd'hui pointer à l’horizon. En 2025, les données récentes font état d’une reprise tangible avec une remontée des ventes tant dans l’immobilier ancien que dans le neuf. Les prix entament un mouvement haussier et les professionnels - de Laforêt à Century 21 en passant par Orpi, Guy Hoquet ou Foncia - retrouvent un optimisme mesuré. Pourtant, cette dynamique s’inscrit dans un contexte économico-politique instable qui pourrait bien freiner durablement l’élan. La BCE, plus prudente qu’en 2024, le ralentissement de la croissance, des taux de crédit fragilisés, et des incertitudes géopolitiques alimentent une attente et une forme de vigilance chez acheteurs et investisseurs. Cette "parenthèse enchantée" pourrait donc apparaître comme une embellie passagère, plutôt qu’un signe d’une consolidation pérenne. Mais quels sont les véritables moteurs et freins de ce marché en 2025 ? Et quels enseignements tirer des évolutions récentes pour anticiper l’avenir de ce secteur clé de l’économie française ?
Perspectives des taux de crédit immobilier : une clé de la pérennité du marché
Le taux des crédits immobiliers reste fondamental dans la santé du marché résidentiel. En effet, une des principales raisons du redémarrage observé en début 2025 a été l’allègement des taux, qui ont baissé de 22 points de base au premier trimestre par rapport à 2024, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette diminution a favorisé une réduction de l’annuité moyenne pour un prêt de 100 000 euros, amoindrissant la charge de remboursement pour les ménages et soutenant la demande. Laforêt, Guy Hoquet et Efficity ont d’ailleurs noté une reprise des demandes de financement, notamment sur les segments des primo-accédants.
Cependant, depuis mars, les taux tendent à se stabiliser, certains établissements bancaires amorçant même un léger redressement en avril. Cette évolution s’explique par une pression accrue sur les marchés financiers liée, entre autres, à des tensions internationales et au risque de "guerre commerciale" portée par la politique économique américaine. La Banque Centrale Européenne (BCE) se montre également plus réservée avec un taux principal à 2,65 %, freinant toute spectaculaire détente des conditions d’emprunt.
Dans ce contexte, les grandes enseignes immobilières telles que Century 21 ou Orpi observent un ralentissement des intentions d'achat, affectées par cette prudence bancaire accrue. La durée moyenne des prêts octroyés reste toutefois élevée, ce qui diminue l’effort mensuel pour les acheteurs mais souligne une fragilité de la demande qui pourrait ne pas s’accommoder d’une remontée trop rapide des taux.
- Évolution du taux moyen des crédits immobiliers, premier trimestre 2025 : baisse de 22 pb
- Stabilisation et légère hausse des taux à partir de mars 2025
- Durée moyenne des prêts à un niveau historiquement élevé
- Rôle majeur des banques dans l’allègement des taux d’apport personnel pour soutenir la demande
| Mois | Taux moyen (%) | Variation mensuelle (pb) | Évolution annuité pour 100 K€ (%) |
|---|---|---|---|
| Décembre 2023 | 3,40 | - | 0 |
| Mars 2025 | 3,07 | -22 | -10 |
| Avril 2025 | 3,09 | +2 | +2,5 |
Cette tendance encourage à consulter les prévisions réalisées par des experts basés sur des témoignages issus des plateformes phares, telles que MeilleursAgents, SeLoger ou Pap.fr, incontournables pour comprendre la dynamique du crédit immobilier au premier semestre 2025. Plus d’informations sont disponibles sur JournaldelAgence.com.

Impact des tensions géopolitiques et économiques sur la confiance des acheteurs
Le marché immobilier ne peut se dissocier de son environnement économique global. En 2025, les incertitudes touchent avant tout la confiance des ménages. En effet, la croissance française est plombée par un climat politique instable et une montée des inquiétudes internationales liées aux mesures protectionnistes des États-Unis. Ces facteurs conjugués freinent les prises de décision immobilières et tempèrent les ambitions d’investissement.
Pour l’instant, le PIB ne devrait guère progresser que de 0,6 % cette année, et 0,7 % au mieux en 2026. Le chômage est attendu en hausse à plus de 8 % d’ici 2026, alors que le pouvoir d’achat des foyers est quasiment stagnant (+0,2 % par an). Les indicateurs de confiance des acheteurs issus de l’analyse des bases de données d’Efficity et Square Habitat montrent une dégradation progressive des intentions d’achat depuis fin 2024, notamment dans les grandes métropoles comme Paris, où les données sur ChallengeImmo.com pointent un refroidissement des demandes.
Cette conjoncture pousse les institutions financières à ajuster leurs politiques de crédit. Plusieurs enseignes, telles que Orpi et Foncia, anticipent une logique plus restrictive. Ces nouvelles normes devraient influencer lourdement le marché de l’ancien, moins soutenu par les dispositifs publics que le secteur neuf où, grâce aux mesures avantageuses comme l'extension du PTZ et l'exonération des droits de donation, la dynamique résiste mieux.
- Croissance économique française limitée à 0,6 %
- Montée du chômage à plus de 8 % envisagée
- Pouvoir d’achat quasi stagnant
- Réduction des intentions d’achat dans les grandes villes et zones tendues
| Indicateur | Valeur 2025 | Valeur 2024 | Évolution |
|---|---|---|---|
| PIB (%) | 0,6 | 1,1 | −0,5 |
| Taux de chômage (%) | 8,1 | 7,5 | +0,6 |
| Variation pouvoir d’achat (%) | +0,2 | +1,4 | −1,2 |
Pour approfondir ces aspects essentiels à la compréhension du marché, voir l'analyse récente sur MySweetImmo.com.

Les différences majeures entre marché immobilier neuf et ancien dans la phase actuelle
L’année 2025 illustre une dichotomie palpable entre les segments de l’immobilier neuf et ancien. Le neuf bénéficie d’un soutien public conséquent par le biais de mesures fiscales et d’incitations comme le Prêt à Taux Zéro renforcé, tandis que l’ancien est confronté à des restrictions plus sévères, notamment une taxation plus élevée via la taxe de publicité foncière revalorisée pouvant impacter le budget des primo-accédants.
Cette disparité se ressent dans les performances des acteurs du secteur. SeLoger et Pap.fr constatent un volume de transactions nettement plus dynamique dans le neuf, porté par la relance de la construction et les programmes "maires bâtisseurs" encouragés par les communes. En revanche, le marché de l’ancien peine à retrouver son niveau d’activité de 2020, avec un recul des prêts bancaires de l’ordre de 26 % en comparaison à la moyenne 2016-2019.
Les professionnels tels que Foncia et Square Habitat insistent sur la nécessité d’une politique plus équilibrée pour redonner confiance aux vendeurs de logements anciens, sans laquelle la pénurie de biens sur le marché risque de se prolonger, accentuant la pression sur les prix à la hausse.
- Stimulation du neuf via extension du PTZ et exonérations fiscales
- Augmentation de la taxe de publicité foncière impactant l’ancien
- Reprise plus marquée des transactions dans le neuf
- Contraction notable du crédit dans l’ancien
| Segment | Volume des ventes | Crédit bancaire | Tendance prix |
|---|---|---|---|
| Neuf | Augmentation | Stable à en croissance | Hausse modérée |
| Ancien | Reprise lente | En recul (-26%) | Hausse généralisée mais fragile |
Pour mieux comprendre ces divergences, ImmoDeFrance.com propose une analyse complète.
Le rôle des acteurs majeurs du secteur immobilier dans la stabilisation du marché
Le poids des réseaux immobiliers tels que Laforêt, Century 21, Orpi, Guy Hoquet, Efficity, SeLoger, Foncia et Square Habitat est déterminant dans la dynamique 2025. Ces acteurs complètent l’action publique en orientant la demande et en conseillant leurs clients sur les meilleures opportunités malgré un marché parfois incertain.
Laforêt et Century 21 soulignent l’importance de la digitalisation des processus commerciaux et l’usage d’outils analytiques avancés pour accompagner efficacement les acquéreurs face à un environnement complexe. Par ailleurs, Guy Hoquet et Efficity valorisent la transparence des prix et la pédagogie autour des évolutions bancaires, indispensables pour restaurer la confiance des acheteurs comme des vendeurs.
- Digitalisation et innovations technologiques
- Offres et conseils adaptés aux spécificités régionales
- Renforcement des services après-vente et accompagnement administratif
- Promotion des dispositifs publics et mesures incitatives
| Réseau | Points forts | Stratégies en 2025 |
|---|---|---|
| Laforêt | Digitalisation, proximité client | Analyse fine des tendances locales |
| Century 21 | Large couverture territoriale | Optimisation de l’expérience client |
| Orpi | Offre variée, conseils personnalisés | Accompagnement renforcé sur produits neufs |
| Guy Hoquet | Transparence, pédagogie | Information sur conditions de crédit |
| Efficity | Marketing digital, évaluation juste | Outils innovants pour vendeurs |
| SeLoger | Plateforme majeure | Analyse des données marché en temps réel |
| Foncia | Gestion locative, expertise | Soutien à primo-accédants |
| Square Habitat | Proximité locale, conseils personnalisés | Adaptation à la réglementation locale |
Pour un éclairage actualisé des stratégies adoptées par ces groupes, notaires.fr offre une synthèse complète.
Les prévisions 2025-2026 : vers une stabilisation ou un nouveau souffle du marché immobilier ?
Si les premiers mois de 2025 ont été marqués par une reprise encourageante, le reste de l’année et celle de 2026 semblent devoir se caractériser par une stabilisation plutôt qu’une flambée durable du marché. Les experts prévoient une croissance modeste du nombre d’achats dans l’ancien, ne dépassant pas 4 % par an, freinée par la persistance d’un cadre économique défavorable.
La politique monétaire jugée délicate par la BCE et la tendance prudente adoptée par les banques poussent les acquéreurs à la patience. Malgré l’embellie des taux au premier trimestre, les conditions générales devraient se tendre à nouveau avec des taux moyens autour de 3,10 % à 3,15 %, oscillant selon les évolutions du contexte mondial. Les marchés parisiens restent sous tension avec des prix résistants mais un volume restreint, un phénomène observé également dans plusieurs grandes villes régionales où SeLoger et Pap.fr recensent des variations différenciées.
Ces perspectives soulignent aussi la vitalité des dispositifs publics, en particulier dans le neuf, où le PTZ joue un rôle clé dans le maintien d’une certaine dynamique. Le marché de l’ancien, quant à lui, apparaît plus fragile, avec des contraintes fiscales et un contexte économique limitant sa croissance. Le fait que le nombre de prêts disponibles pour des logements anciens recule soulève des interrogations sur la capacité de ce segment à retrouver une croissance significative dans l’immédiat.
- Croissance modérée des transactions dans l’ancien (+4 % max/an)
- Stabilisation des taux d’intérêt à environ 3,10 %–3,15 %
- Maintien des dispositifs publics pour soutenir le neuf
- Tensions persistantes dans les grandes agglomérations
| Année | Nombre de ventes estimé (ancien) | Variation annuelle | Taux d’intérêt moyen |
|---|---|---|---|
| 2025 | 810 000 | +4% | 3,10% |
| 2026 | 842 000 | +4% | 3,15% |
Pour explorer en détail ces prévisions, ne manquez pas la dernière analyse sur MaFormationImmo.fr.
Questions fréquentes sur la pérennité du marché immobilier en 2025
- Le marché immobilier va-t-il connaître une nouvelle hausse significative des prix ?
La progression des prix semble se maintenir, notamment dans les secteurs tendus, mais cette hausse est modérée et fragile face au contexte économique incertain. Le marché ancien connaît une hausse plus diffuse, alors que le neuf bénéficie d’un effet de soutien public. - Les taux de crédit restent-ils favorables aux emprunteurs ?
Après une baisse notable jusqu'au premier trimestre, les taux tendent désormais à se stabiliser, avec une légère remontée observée. Cette évolution devrait modérer le dynamisme des emprunteurs. - Quelles sont les conséquences des tensions géopolitiques sur l'immobilier ?
Elles alimentent l’incertitude, ralentissent la croissance économique et maintiennent la prudence des acheteurs. Cette situation freine l’expansion du marché, surtout dans l’ancien. - Le marché du neuf peut-il compenser les difficultés rencontrées dans l'ancien ?
Oui, grâce aux mesures publiques de soutien, le neuf affiche une meilleure résilience et contribue à dynamiser globalement le secteur immobilier. - Quels sont les réseaux immobiliers les plus actifs et innovants en 2025 ?
Des acteurs comme Laforêt, Century 21, Orpi, Guy Hoquet, Efficity et SeLoger se distinguent par leur utilisation de la digitalisation, leurs conseils personnalisés et leur capacité à accompagner tant les vendeurs que les acheteurs efficacement.